Un dangereux meurtrier vient d’être reconnu coupable d’une série de violations de domicile commises dans le grand Montréal et lors desquelles il a entre autres tué un artiste peintre et utilisé un enfant comme bouclier humain.
«Sa culpabilité est la seule inférence que l’on puisse tirer de toute la preuve», a lancé le juge Guy Cournoyer juste avant de condamner Septimus Neverson, vendredi, au palais de justice de Montréal.
Assis dans le box des accusés derrière une grande baie vitrée, Neverson, 57 ans, n’a pas bronché quand il a appris qu’il écopait de la prison à vie sans possibilité de libération avant 25 ans d’incarcération.
Mais le meurtrier n’aura que lui à blâmer, puisqu’il était à deux doigts d’être acquitté en raison d'un doute raisonnable sur son identité.
Grande violence
Entre 2006 et 2009, les policiers de Montréal et de Laval ont été aux prises avec une série de 13 violations de domicile particulièrement violentes. Dans un cas, le criminel avait utilisé un enfant de 10 ans comme otage pour prendre la fuite. Dans un autre, Neverson avait abattu l’artiste peintre Jacques Sénécal.
«Il a mis le gun sur ma tête, il a tiré au moment où j’ai poussé l’arme avec ma main, la balle a traversé mon doigt, j’ai encore une cicatrice», avait expliqué une autre victime lors du procès.
Pendant des années, ces crimes sont restés impunis. C’est que Neverson, un résident de Trinité-et-Tobago, était retourné vivre dans son pays. Il a toutefois été arrêté en 2015 avant d’être extradé au Canada.
Confessions
La Couronne a fait entendre plusieurs témoins lors du procès, mais certains d'entre eux n’étaient pas sûrs de reconnaître l’accusé. Et si certains crimes se ressemblaient, ils présentaient aussi des différences.
«S’il n’y avait que ces deux aspects, il serait acquitté», a noté le juge.
Sauf que Neverson a commis des erreurs majeures.
Quelques jours avant une violation de domicile, Neverson avait acheté une échelle, qu’il a utilisée pour commettre son crime. Or cet achat avait été filmé par une caméra de surveillance. D'autre part, après certaines violations de domicile, il avait envoyé de l’argent à Trinité-et-Tobago, son pays de résidence.
Mais plus que tout, ce sont des confessions que Neverson a faites à deux amis qui l’ont coulé.
«Il a été spécifique sur le meurtre, a noté le juge. Habituellement, les gens ne confessent pas des crimes qu’ils n’ont pas commis.»
Neverson a été déclaré coupable des 54 chefs d’accusation auxquels il faisait face. Il écopera de la prison à vie, mais la peine qui lui sera imposée pour les violations de domicile et les tentatives de meurtre doit encore être déterminée.
Une date d’audience sera fixée la semaine prochaine. Par la suite, des victimes auront l’occasion de se faire entendre, si elles le désirent.
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