Plus de 500 000 clients d’Hydro-Québec se sont réveillés toujours privés d’électricité au lendemain d’une tempête automnale «brutale» samedi matin.
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Peu avant 10 h, le bilan de la société d’État recensait 501 848 foyers débranchés. Au plus fort de la panne, vendredi, près d’un million de résidences étaient plongées dans le noir.
«Le pire est derrière nous à peu près partout», a lâché la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, qui faisait le point au cœur du QG de son ministère à Québec tôt samedi.
Les principales régions affectées sont la Montérégie (94 202 clients privés d’électricité), Chaudière-Appalaches (67 947), les Laurentides (70 696), la Mauricie (57 953), et la Capitale-Nationale (56 566). À Montréal, plus que 15 486 clients sont toujours dans le noir contre 51 403 la veille, à 22h.
Les régions de l’Estrie, du Centre-du-Québec et de Lanaudière sont aussi durement touchées, avec environ 40 000 clients privés de courant chacun.
«On est en mode rétablissement à peu près partout. On continue de suivre la situation et d’accompagner les municipalités touchées», a indiqué la ministre Guilbault, qualifiant la tempête de «première journée brutale de novembre».
Vendredi, le Québec a été balayé par des vents forts, avec des rafales à plus de 100 km/h, qui avaient déjà suivi une journée d’importantes pluies, durant laquelle plus de 60 mm de précipitations ont été enregistrés dans le sud de la province. En Estrie, ce sont environ 100 mm de pluie qui sont tombés, selon le ministère de la Sécurité publique.
Du renfort
Quelque 1100 travailleurs d’Hydro-Québec, répartis dans plus de 500 équipes, œuvrent sur le terrain samedi matin pour rétablir la capacité du réseau ; une contribution saluée par les ministres Jonatan Julien et Geneviève Guilbault.
«Les équipes travaillent très, très fort. C’est sûr que cette nuit, pour la centaine d’équipes qui travaillaient à la noirceur, c’est beaucoup moins efficace, a souligné M. Julien, ministre des Ressources naturelles. Les équipes de monteurs, je sais que vous travaillez très fort actuellement. Je suis très fier, c’est très apprécié. Ne lâchez pas et on est avec vous.»
Le ministre Julien espère que la «très, très nette majorité» des foyers aient retrouvé la lumière d’ici la fin du week-end.
Pour y arriver, les employés de la société d’État verront leurs rangs être gonflés au cours des prochaines heures. Un total de 49 équipes de l’extérieur de la province prêtera main-forte, alors que 40 groupes de Détroit et neuf du Nouveau-Brunswick arriveront incessamment en sol québécois.
«Naturellement, Hydro-Québec offre aussi son aide dans une même situation. C’est une bonne collégialité, a souligné M. Julien. On a une force de frappe très, très importante. On le voit déjà dans les corrections dans les 12 dernières heures.»
Rivières sous surveillance
En plus des forts vents, des rivières ont fait craindre le pire dans certaines régions du Québec, notamment en Chaudière-Appalaches et en Estrie.
À Sainte-Marie, en Beauce, la rivière Chaudière s’est de nouveau aventurée dans le centre-ville, quelques mois seulement après une inondation historique qui a changé le portrait de la municipalité.
En matinée, tout était «sous contrôle», selon la ministre Guilbault. «Il y a un centre de coordination qui a été ouvert. Quelques rues sont fermées à la circulation au centre-ville. Quelques résidences sont inondées», a-t-elle dressé comme bilan.
En Estrie, la rivière Saint-François était aussi redoutée par les riverains, qui ont été environ 250 à évacuer préventivement leur résidence vendredi. La réintégration est déjà amorcée.
À la grandeur du Québec, «difficile» d’avoir un portrait exact des évacuations, selon Mme Guilbault. «On se base sur les données transférées par les municipalités. Ce n’est pas toutes les municipalités qui nous communiquent l’information parce que, des fois, elles prennent la situation en charge par elle-même sans avoir besoin du soutien du gouvernement», a-t-elle expliqué.
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