Le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal serait relativement facile à exécuter et pourrait prendre entre quatre et cinq ans, selon la professeure en urbanisme Florence Junca-Adenot.
En entrevue à l’émission Mario Dumont, la spécialiste voit d’un bon œil le prolongement de cette ligne vers l’est, soit jusqu’à Anjou.
Une annonce importante est prévue lundi quant à ce projet fort attendu pour de nombreux Montréalais.
Le projet annoncé pour la première fois en 1979, «ne s’est jamais réalisé pour un paquet de raisons, souvent financières, des raisons de priorités», explique Mme Junca-Adeno.
Cinq stations seraient ajoutées à la ligne actuelle, qui se prolongerait ainsi jusqu’à l’autoroute 25, à Anjou.
«Un métro c‘est structurant, il n’y en a pas vers l’Est. Ça fait longtemps que ça devait être fait (...) Il y a 600 000 personnes qui habitent à l’Est de Papineau. Des travailleurs, des gens qui se déplacent et qui n’ont pas de service structurant bien important. Le prolongement ira jusqu’à Anjou, ce n’est même pas le bout de l’île, mais c’est déjà mieux qu’aujourd’hui», précise l’experte.
Elle ajoute que le métro permettra aussi de consolider le développement économique, le multifonctionnel, les emplois autour des stations. «Ça a un effet sur la Ville, pas juste sur les déplacements», détaille-t-elle.
Ligne facile à prolonger
Pour pouvoir se réaliser, le prolongement de cette ligne devra toutefois bénéficier du financement du fédéral.
«Ce projet-là doit faire partie de la phase 2 du programme d’infrastructures fédéral. Donc de l’argent disponible au gouvernement fédéral pour les grands projets de transport collectif. S’il n’y a pas de financement, il ne se fera pas. C’est le temps!», croit-elle.
Selon elle, si tous les éléments sont réunis, la ligne pourrait être construite en quatre à cinq années.
«Ce n’est pas une ligne très compliquée, elle n’est pas aussi complexe à creuser que d’autres lignes. Il n’y a pas de grands cours d’eau, on ne traverse pas de fondations très importantes dans le sous-sol comme au centre-ville de Montréal», précise Mme Junca-Adeno.
Prochaine urgence
Selon elle, la prochaine urgence, le prochain grand projet de transport à Montréal doit se faire en surface, et n’est pas une nouvelle ligne de métro.
Il faudrait selon ses dires étendre des voies réservées expresses pour autobus partout dans la métropole, créer des stationnements incitatifs partout dans la région, le tout dans le but de réduire la congestion, notamment.
«Il faut trouver une alternative à l’auto en solo notamment dans les heures de pointe. Si on le fait pas, les gens ne pourront pas quitter leur voiture», conclut l’experte.
http://www.tvanouvelles.ca/2018/04/06/le-prolongement-de-la-ligne-bleue-pourrait-prendre-5-ans
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